Bip, bip, bip biiiiiiiiiiiiiiiiiiip

On 8 février 2009, in La vie des Vermi, by vermi

Et voilà, ce qui devait arriver arrive, je n’ai presque jamais le temps d’écrire quelques posts pour ce blog. Ce n’est pas par manque de temps, encore moins par manque de motivation (pour preuve ce post), mais surtout par manque de temps. En effet, j’ai déjà un pied dans le second semestre de la fac, et toujours un pied dans le premier avec mon projet de SGBD.

Il est 1h du matin passé, je dois passer début de la semaine qui arrive, et je n’ai toujours pas fini l’interface graphique, après ça il restera encore le rapport. En plus je dois faire une petite modif dans le code pour que la gestion soit « parfaite » (il faut le dire vite).

Je devrais sûrement être en train de bosser dessus, mais me voilà en train d’écouter un peu de linkin park et d’écrire ce post (il faut avoir ses priorités dans la vie). Enfin bref, je suis motivé pour un peu de psychologie de bas étage, parce qu’après tout des fois ça fait pas de mal, et au moins ça fait des mots en plus pour cet article. Je vais ponctuer ça de phrases du refrain d’une chanson que j’écoute, ça donnera un genre (pas forcément le bon, mais je m’en fou de ce que tu penses de toute façon).

There’s truth in your lies

Je regardais récement un documentaire sur les « Hacker« , pour résumer et donner mon avis, je dirais simplement que j’ai eu l’impression qu’il avait été écrit par notre ministre de la culture, vous savez, celle pour qui les IP dynamiques sont des IP fixes qui bougent beaucoup. Vous savez ce mélange subtil de « je n’y connais rien », de « Oulala, j’ai peur », avec une pointe de notre très chère théorie du complot (ce dernier ingrédient étant propre au reportage et pas à notre ministre, quoi que…). Enfin bref, pour dire que c’était un grand moment de solitude, mais bon, c’est pas le premier en ce moment.

Sans transition, je saute directement aux grèves des facs, là aussi un très grand moment de solitude (vous avez vu le lien hein ? Parce que moi non :D ). J’ai pus voir l’UNEF ressortir ses panneaux « non à %s », « patron hors des facs », et tout ça. Pas mal puissant, je crois que pour la première fois je commence à réaliser l’ampleur de la proportion de gènes de mouton dans les gènes humains. Parmis tous ces élèves acharnés à défendre une réforme qui ne les concernes pas, je suis sur qu’aucun n’a lu le texte. C’est juste une bande d’anarco-socialo-comuno-paumé resté bloqués à la puberté. Ils sont au final assez proche du « les parents c’est tous des cons, et je veux un scooter », le scooter en moins. Le genre : je remet pas en question les sources qui ne sont pas officielles. Tout ceci ne serait pas grave s’ils ne décridibilisaient pas les vraies revendications, ce qui là est plus problématique. C’est à cause de petits cons comme ça qu’on est obligé de prendre en otage la préfecture si on veut se faire entendre, et encore, ils ont tellement l’habitude d’aller scouater la prefecture que ça va commencer à plus avoir d’impact.

Doubt in your faith

Les journées passent, plus ou moins chargées en travail de toute sorte, entre la fac, le travail pour la fac, la boîte, le travail pour la boîte, le manque de sommeil, et la réflexion sur des problèmes plus ou moins concrets. Je ne vois plus le temps passer. Non je ne déprime pas (des fois que certains se posent la question), j’essai de rester le plus efficace possible malgré la fatigue, et ça marche : qui aurait cru ? Dans mon esprit fatigué les réponses apparaissent avec une facilité presque déconcertante. Je ne sais toujours pas ce que j’ai débloqué, ni comment, mais je dois avouer que celà fait du bien de reprendre le dessus sur tous ces obstacles. Il y a tellement à développer, tellement à faire, et si peu de temps, c’est pas évident. D’un autre côté, trouver ces solutions me fatigue, et entretient le manque de sommeil. Enfin, quoi qu’il en soit, mes projets (pro, fac, perso) avancent tous en ce moment, doucement, mais tous. C’est une bonne chose, si selement ma qualité de vie pouvait elle aussi augmenter, mais bon, il faut encore un peu d’efforts pour ça.

Just to have Somewhere to Go to

Puisque je n’ai toujours pas fait de psychologie de bas étage, je me lance. Je pensais parler de contrôle, parce que c’est assez sympa comme notion à aborder. J’ai l’impression que l’homme essai d’avoir toujours d’avantage de contrôle, de pouvoir, comme s’il était un primate boulimique de pouvoir. Peut-être parce qu’il a du mal à se controler lui même, pour certains en tout cas. Je pense que tout le monde connait le stress, ou sa version moindre, l’appréhention, cette tension qu’on ressent dans des situations particulières, souvent lors d’interractions avec nos semblables. Qui rêverait de s’en débarasser, de ne jamais avoir cette petite gène qui est toujours présente. Etant moi même très sujet à ce genre choses, je pense savoir de quoi je parle. Je n’ai pas besoin d’un contrôle sur tout, mais c’est vrai que c’est tellement rassurant, s’assurer qu’il existe quelqu’un à qui l’on a rien à cacher, quelqu’un à qui on est jamais obligé de faire ces petits mensonges que l’on fait tout le temps. L’homme à cette facilité pour mentir, pas forcément pour cacher des choses graves, des fois juste pour éviter un conflit lorsqu’il n’y a pas lieu, ou juste parce qu’on a pas envie de parler de quelque chose. J’ai toujours trouvé fascinant de voir à quelle vitesse et à quelle fréquence on trouve ce genre de choses, des petites ommissions, des « réajustements » légers des faits, juste pour qu’ils collent un peu plus à ce qu’on aurait voulu qu’ils soient pour les autres. Un peu comme ces informations qu’on doit cacher aux interessé, « truc a dit ça à machin, mais il faut pas le dire à bidule, sinon il va pas aimer ». Ou même sans aller jusque là, ces petites pensées qui viennent, ces remarques qu’on ne laisse pas sortir, parce que ça blesserait des personnes innutilement.

La question se pose alors, jusqu’où étendre ce contrôle ? Quelles sont les limites ? Pour ceux qui se posent la question, j’ai personellement décidé de restreindre ce controle à moi-même uniquement, mais au pris de ne jamais connaître de moment de relachement. Mon esprit veille, quelque soit la situation, à ce que les informations ne sortent pas, quite parfois à interrompre certains de mes rêves. Heuresement, j’ai des amis avec qui je peux partager mes activités, ça permet de maintenir la pression à un niveau bas. De plus, j’évite maintenant de tremper dans tous ces trucs que je ne suis pas sencé savoir, j’ai remarqué que c’était beaucoup plus simple. Je ne raconte pas tout ce qu’on me dit, je raconte pas ce qui ne doit pas être raconté, mais au final, voyager l’esprit libre me semble être la meilleure solution.

H! Vltg3

Bon, sur ces bonnes paroles, je vais aller me coucher, parce l’appel de mon lit est plus fort que celui du pc. En quelques lignes, je vais spoiler la prochaine section de mon site : une section sur l’ésotérisme. Le but sera d’essayer de revoir mes théories sur l’ésotérisme à partir des expériences que j’ai vécu, en essayant de ne pas placer de présuposés hasardeux, et sans prendre pour comptant tout ce qu’on trouve un peu partout.

 

Un réveil douloureux

On 23 janvier 2009, in L'histoire de David Padier, by vermi

La première impression qui frappa David fût le mal de tête dont il souffrait. Alors qu’il ouvrait les yeux, il vit qu’il se trouvait dans une pièce peu éclairée, manifestement inconnue. Il sentait son corps engourdis, et sans ses lunettes tout n’était que grandes plages de couleurs au delà de 30 centimètres. Il ne pouvait presque pas bouger, non seulement parce qu’il n’arrivait pas à coordonner ses mouvements, mais également parce que des entraves lui bloquait les poignets et les chevilles. « Pffff. Super… » pensa-t’il avant de lancer un « Y a quelqu’un? ».

Un bruit de chaise se fît entendre, des pas vinrent vers lui, puis une voix masculine se fît entendre :  » Bonjour, vous êtes enfin réveillé. Comment vous sentez-vous ? »

- « Je me sens jamais bien hors de mon lit. Si on discutait du moment ou vous me laissez rentrer chez moi? »

- « hum, je doute que vous vous souveniez de votre adresse »

Effectivement, David n’arrivait plus à se remémorer son adresse, ni même à quoi ressemblait son appartement. Il avait du mal. D’ailleurs, ses souvenirs étaient relativement fragmentaires, son dernier souvenir était son entretien d’embauche pour un poste au secrétariat de Sanofi Aventis. Même si les détails étaient flous, il avait le sentiment que l’entretient s’était bien passé et qu’il avait de bonnes chances de remporter le poste.

- « Ho… Ouais… Bon je me chercherai dans l’annuaire »

- « Je vais vous épargner tout ceci. Je vais d’abord pour rappeller pourquoi vous êtes ici. C’est vous qui êtes venu ici, de votre plein gré, voyez-vous, je suis spécialisé dans l’effacement de la mémoire. Je procède par chirurgie, en effectuant plusieurs entailles dans la zone de la mémoire à long terme, ce qui efface une grande partie des souvenirs, en laissant le plus souvent les souvenirs les plus anciens. Cette perte de souvenirs est définitive, c’est pourquoi vous avez préparé vous-même avant l’opération un document qui vous rappellera les informations que vous voulez conserver »

- « Ho… Cool… Beau boulot hein. Je peux le lire ? »

- « Il est possible que vous ayez du mal à mémoriser dans un premier temps, mais je vais vous l’apporter. Je vous conseille de mettre vos lunettes qui sont sur la table à votre droite, je pense que vous y verrez plus clair »

L’homme détacha les entraves avant de retourner à son bureau pour en rapporter une chemise cartonnée. « Pouvez vous me prêter un stylo? » demande David. « Biensûr » répondi l’homme en lui tendant un stylo bille sorti de sa poche. David ouvrit le dossier qui contenait un ensemble de feuilles manuscrites. Il appris en quelques secondes qu’il travaille depuis longtemps chez Sanofi Aventis, ainsi que l’adresse de son appartement, et beaucoup d’informations sur ses amis et ses connaissances. « J’ai des amis moi… Ben tiens » marmonna-t’il. Il écrivi une phrase aléatoire afin de vérifier que son écriture correspondait bien à l’écriture du dossier. Malgré le fait que ses mouvements étaient chaotiques, son écriture semblait bien correspondre.

- « Je vais vous laisser vous re-familiariser avec votre vie, je suis juste à côté, appelez moi si vous avez un problème »

- « Cool, faite donc ça »

Le rapport ne contenait aucune information expliquant les raisons de cette opération, de plus David remarqua qu’il manquait des pages, la numérotation ne se suivant pas pour toutes les pages.

- « Hé bonhomme, y a des trous dans mon gruyère »

- « Pardon ? »

- « Il manque des pages »

- « Personne n’a touché à ce dossier à part vous, je n’ai pas pour habitude de regarder les informations sur mes clients, moins j’en connais sur eux et mieux je me porte. Mais peut-être avez-vous laissé ces pages ailleurs, j’ai un client qui une fois, par manque de confiance, n’a laissé dans son dossier de réveil qu’une information qui lui a permis de retrouver le vrai dossier. C’est d’ailleurs ce client qui m’a conduit à utiliser des entraves »

- « Si tu le dis… Un dernier truc, votre petite opération là, ça veut dire que je peux revoir tous les films et séries de la création? Et lire tous les bouquins en étant sur de les découvrir? »

- « Tous, je ne sais pas, vous devez garder quelques souvenirs de votre enfance normalement, mais oui, si c’est pour cela que vous êtes venu »

- « Hé ben c’est la première bonne nouvelle de la journée. Je retrouve ou mes effets personnels? »

- « Dans la valise à gauche de votre lit, tout est là »

David se pencha pour apercevoir une valise noire posée sur le côté du lit.  David pris le contenu de la mallette, puis une fois dans ses habits lança un : « Ok… Salut bozo, bonne chance pour la suite » avant de se dirriger vers la porte.

- « Très bien, je vous raccompagne jusqu’à la sortie, n’allez pas à la piscine et évitez les coups sur la tête pendant au moins une semaine, c’est un conseil gratuit. Ah oui, et inutile de revenir ici, vous ne m’y trouverez plus »

- « Comme si j’y comptais, tchao »

- « Bonne journée »

David pris un taxi et se rendis à son appartement. Sa première surprise fût l’emplacement, loin des quartiers pauvres, son appartement était situé dans les quartiers aisés, sans pour autant tomber dans les quartiers riches. Il possédait ainsi un appartement au 2ième étage dans un immeuble neuf, son appartement couvrait une façade complète et faisait environ 100 m². Enfin, quoi qu’il en soit, il gagnait bien sa vie pour quelqu’un travaillant au secrétariat de Sanofi Aventis.

David entra dans l’appartement découvrant un mobilier neuf et plutôt en accord avec le niveau de vie du quartier. Il faut tout de même lui reconnaitre un certain goût. Le boitier d’alarme sur le côté de la porte était désactivé. Il décida d’appeler Luc Viardot, qui semblait être d’après le rapport son meilleur ami. Il était maintenant 18 heures, il décida de l’appeler sur son portable.

- « Allo ? »

- « Salut c’est David »

- « David ! T’es déjà sorti ? Si tôt, je m’attendais plutôt à un appel du docteur. Tu vas bien ? »

- « Au poil tu t’en doutes. Dis, question conne, tu sais pourquoi j’ai été me faire creuser le cerveau à la cuiller? Et j’espère que ça n’implique pas la rencontre avec une équipe de rugby en rut »

- « Ben, le plus simple c’est que je passe chez toi, j’arrive tout de suite, je vais te raconter tout ça »

- « ok, a toute »

Après un petit encas pris devant la télé afin de faire passer le temps, la sonnette retentie. C’était Luc. David ouvrir la porte.

- « David ! Ca fait  plaisir de te revoir, j’ai stressé tu sais. »

- « Faut pas faut pas, allez raconte »

- « T’as vraiment tout oublié alors ? Tu n’es plus dépressif ? C’est une bonne chose ! »

- « J’étais dépressif pourquoi? »

- « Tu ne te souvient vraiment pus de Caro ? C’était à cause d’elle tout ça, bon, je te refais la version courte :
tu la rencontres, tu en tombes amoureux, elle te trompes, tu la quittes et elle se suicide de chagrin, tu culpabilises. D’où cette opération, tu n’en pouvais plus sur la fin »

- « Hmmm… Ca m’a coûté combien cette plaisanterie? »

- « Une bonne partie de la coquette somme que tu t’es faite quand tu as gagné au loto, tu ne m’as pas donné le prix exact, mais pour que tu me dises ça, ça n’a pas été donné du tout. Je pense que c’est le genre 6 chiffres »

- « Ha j’ai gagné au loto! Ca explique deux trois trucs! Au fait je me suis écrit un petit post it mais il manque des pages, je te les aurais pas filées par hasard? »

- « Tu m’as juste donné un papier à te passer, c’est une lettre de Caro, tu m’as dit de te la donner au cas où tu me croirais pas »

- « Ho je te crois, mais jetons un oeil par curiosité »

Luc tendit à David une feuille de papier pliée en quatre, ondulée par l’humidité en ajoutant : « Tu as jeté les autres lettres, tu as dit que tu préférais oublier tout ça. Je te conseil de jeter cette lettre également, au cas où ça puisse te rappeler des souvenirs, il vaut mieux éviter ».
David jeta un bref coup d’oeil sur la lettre  qui semblait avoir été écrite par une certaine Caro, le papier semblait avoir été trempé de larmes comme en témoignaient les tâches d’humidité.

« Ouais… Super » dit-il en jetant la lettre à la poubelle.

« On faisait quoi pour s’amuser? »

 

Mise à jour du blog

On 22 janvier 2009, in Non classé, by vermi

Bonjour à tous,

comme vous l’aurez peut-être remarqué si vous êtes attentifs, mon blog vient de passer en WordPress 2.7. La raison est simple, une erreur de ligne de commande m’a fait purement et simplement supprimer l’ancien (ainsi qu’un gros paquet de fichiers sur vermi.fr, dont la galerie pamplemousse). J’ai réussi à récupérer les articles, les commentaires, enfin, presque tout. Je propose de verser une petite larme pour la galerie pamplemousse que je pourrais pas récupérer, je n’ai plus les photos ! Enfin bref, je n’oublis pas ce blog, même si en ce moment je suis plutôt pris dans mes projets et que je n’ai pas trop la tête à écrire de grands posts, je reviens après mes exams !

Je ne vous dévoilerais pas ce qui est en préparation, mais je vous le dis : ça va être du lourd, du très lourd, trop lourd même.

Bon, j’arrête mes conneries, bonne journée !

 

Enfin il est fini, ce gros projet. J’y aurais passé beaucoup de temps, mais j’en suis venu à bout ! Enfin, avec tout ça j’ai pus le temps de poster, donc je fais juste un petit post rapide avec en pièce jointe mon rapport de projet afin que les prochains qui feront des recherches sur Knuth-Bendix puissent avoir quelques informations valables.

Je ne vais pas m’étendre sur le sujet, parce que je vais perdre 99.99% de la population avant même d’avoir fini la première phrase.

Voici donc mon rapport, google : régale toi ! http://www.vermi.fr/blog/files/RapportKB.pdf

 

Petit signe de vie

On 13 janvier 2009, in La vie des Vermi, by vermi

Cela fait un moment que je n’ai plus le temps de poster, alors je prends quelques minutes pour ce petit post. Et puisque c’est un petit retour, je vais parler de moi, ça va changer. Enfin, de moi, c’est vite dit, c’est surtout une prise de conscience. Je suis tombé sur un tract qui m’a ouvert les yeux. Il rappelait une chose pourtant simple et évidente : les animaux sont des êtres vivants, les tuer pour les manger est mal.

J’ai commencé à cogiter, et je me suis rappelé d’une expérience assez intéressante, dont le résultat ne vous sera pas inconnu. Quand on passe de la musique aux plantes, elles sont plus productives et en meilleure forme. Cela voudrait donc dire que les plantes ont une forme de conscience que nous ne comprenons pas vraiment. Je n’irais pas jusqu’à dire que les plantes sont des êtres vivants intelligents, mais, elles réagissent. Un peu comme les huîtres, ou comme certains humains, qui réagissent au jus de citron.

J’ai alors compris une chose très importante qui, je pense, va bouleverser ma vie, si je ne veux pas faire de mal pour manger je dois me passer de tout ce qui est à base de plante vivante et de viande d’animaux tués pour cela. J’ai donc fait une petite liste des choses qui sont mangeables dans ces conditions :

  • La viande d’animaux morts de vieillesse
  • Le lait (et donc le fromage)
  • Les oeufs
  • Les fruits non ceuillis (à ce propos, après réflexion, on peu secouer les arbres/arbustes, mais pas trop fort, afin de faire tomber quelques fruits. J’insiste sur le « pas trop fort »), et à la condition express d’enlever proprement grains, noyaux, pépins, etc…
  • Le vin, à condition que le raisin ne soit pas coupé de la vigne mais qu’il tombe naturellement (comme pour les arbres, on peu secouer doucement la vigne pour récupérer le raisin, et il faut veiller à enlever proprement tous les grains des raisins).
  • Le sel (mais pas le poivre)

Toutes les céréales sont proscrites, parce qu’une graine est un organisme vivant, on ne peut donc pas les manger.

Voilà, je pense que j’ai fait à peu près le tour. Afin de compléter ce raisonnement, j’ajouterais qu’à partir de maintenant je n’achèterais plus de meubles fabriqués à partir d’arbres coupés vivants, mais uniquement à partir d’arbres morts de vieillesse, ou par la foudre ou une maladie quelconque. Je n’utiliserais plus de gants ou de chaussure en cuir, je refuserais toute construction à partir de matériaux naturels non minéraux, parce qu’il faut arrêter ce massacre silencieux. Mais, comme je ne veux pas polluer, parce que préserver la planète est très important, je me contenterais d’une maison avec des murs de pierres sèches, je mangerais dans des assiettes de pierre, etc… J’abandonne aussi toute idée de médecine, parce que tous les médicaments tirés du pétrole sont autant de pollution, et tout le matériel médical est très polluant. Je me soignerais à base de plantes, et pour la chirurgie, je m’en passerais. Evidemment, les ordinateurs, on en parle même pas, cela me semble désormais assez proche de l’incarnation de Satan sur Terre.

Bon, c’est pas que je m’ennuie, mais mon ordinateur a fini de télécharger, et j’ai un bon steak saignant qui m’attend, donc sur ces bonnes paroles, je vous laisse méditer.

 

T1m – avant (suite[3])

On 22 décembre 2008, in Des pamplemousses et des matrices, by vermi

J’arrivais au bout de la rue, en même temps qu’une voiture de police sirène hurlante. « C’est pas bon ! » entendis-je dans l’oreillette.

Comment était-ce possible ? Celui qui me guidait semblait avoir un cran d’avance sur mes adversaires, et il n’avait pas vu cette voiture de police ? Je m’arrêtais net sur le bord du trottoire. Ca ne pouvait pas être la fin, pas maintenant. Je sentis un élan de combativité m’envahir, l’adrénaline parcourait tout mon corps, j’analysais la situation. La voiture est 2.47 mètres de moi, si j’estime qu’elle roule à environ 70 Km/h, soit 20 m/s, le temps qu’elle freine, ce n’est pas bon pour moi. Je serais trop près. Je dois tourner dans 80 mètres cette grande ligne droite m’expose aux balles. Ma main se crispa sur mon pistolet. Ma réflexion fut interrompue par mon interlocuteur : « Ne t’arrête pas, je ne parlais pas pour toi. Je parlais de ma partie de tetris. ». Un grand blanc pris place dans mon esprit.

– Press Space to continue –

 

Derrière les yeux clos

On 17 décembre 2008, in La vie des Vermi, by vermi

Le rideau tombe lentement sur ce monde fluctuant, l’obscurité descend masquant à mes yeux le noir de la pièce. Le dernier rayon de lumière disparait dans le flou, le silence ambiant m’envahit doucement. Tandis que ma vue n’est plus, mes autres sens s’éveillent chaque seconde un peu plus, m’ouvrant à de nouvelles sensations engourdies de plusieurs heures d’éveil. C’est alors que la vue m’est rendue, infiniment plus subtile que celle que je possédais quelques secondes au par avant. Le grand ballet commence, dans la pénombre d’abord défilent les lignes de code, mais à peine ai-je le temps de réaliser ce qu’elles disent qu’elles disparaissent. Apparaissent alors les visages, ils sont tous là, je reconnais certains, d’autres disparaîtrons à jamais. Ils sont si fragiles, je peux les voir sans les regarder, ils ne sont qu’une ombre qu’on cherche à capturer. Alors qu’ils s’évanouissent, je sens le monde s’effacer à son tour, les sonorités raisonnent, les langues se mélangent.

Je tombe lentement. Le temps est maintenant comme du gaz dans l’eau, les bulles remontent aléatoirement, chacun apportant sa contribution au chaos. Je vois ma pensée se destructurer, le sommeil prend possession de mes membres. Non, pas encore, je ne dois pas, je dois maintenir la limite. La musique m’emporte, me fait voyager dans ce monde, dans mon monde. Je les revois tous, tous ces moments que j’ai passés aujourd’hui, je plonge tête la première dedans, des pas dehors de ce matin, la signature du colis, puis le repas, le code, tout ce dont j’ai parlé. L’instant d’après, me voilà en train de survoler toutes les questions qui sont restées en suspend. Je me perds dans les méandres des possibles, je vois les chemins disparaître devant leur incohérence. Je repousse toutes ces images, toutes ces pensées.

Un vide illusoire s’offre alors à mon esprit, une fraction d’éternité et de calme, mais déjà les pensées reviennent. Derrière ce vide infini le contenu pousse, vient déchirer tout ça. Penser, encore, toujours, ne pas s’arrêter. Je lutte pour repousser cette agitation, je veux rester encore quelques instants, mais le monde, mon monde, ma prison me rattrape. Il y a tant de problèmes à résoudre, de signes à décrypter, de choses à comprendre. Si peu de temps,  il faut analyser, encore, toujours. Mais déjà je me perds, l’appel de l’ombre est trop fort, à ce monde si futile l’abysse se superpose, tout ceci attendra bien demain.

 

T1m – avant (suite[2])

On 15 décembre 2008, in Des pamplemousses et des matrices, by vermi

Alors que mes yeux n’étaient pas encore habitués à la lumière, dans le flou lumineux, les yeux plissés, la première chose que je vis fût le canon de cette arme braquée sur moi. Je fais un pas en arrière, le mur me rappela que je ne pouvais pas reculer.

J’entendis alors dans mon oreillette : « Du calme, ce n’est qu’un dessin sur le mur ». Je clignais des yeux, et rangeait mon arme que j’avais sortit dans un geste presque réflexe. Je me trouvais dans une petite ruelle entre deux immeubles. A la vue des seringues par terre, cet endroit n’était pas des mieux fréquenté. Les murs de ciments couverts de graffitis étaient assez hauts pour empêcher le soleil d’inonder cet endroit. Les instructions reprirent : « Il faut monter ». « Il n’y a pas d’échelle… », chuchotais-je. « Il y a des trous dans le mur à environ 1.35 mètres sur la droite. En mettant une jambe sur chaque mur, tu pourras monter facilement. ». Je m’approchais de l’endroit et regardait, perplexe, les légers trous dans les murs. Monter là-dessus ? C’était du suicide.

J’étais encore en train de me demander comment me sortir de là, que la voix se fit de nouveau entendre : « Dépèche toi ! Monte ! Tu n’as pas le choix de toute façon. ». Hésitant, je calais mes pieds dans les creux, en me répétant inlassablement : « Si jamais je sors vivant de tout ça, je promets d’arrêter le piratage pendant au moins une semaine ». Je regardais le sol qui était bien à 10 mètres sous mes pieds. Plus qu’un mètre à parcourir avant d’arriver sur le toit. Mes jambes tremblaient, j’avais cette désagréable sensation que toute la force avait disparue de mes bras. « Ces sports extrêmes ne sont vraiment pas pour moi » pensais-je. Enfin, après plusieurs très longues minutes, j’arrivais au sommet. « Monte sur le toit à ta droite. Avance doucement, marche en direction de la cheminée et attrape la corde qui est devant ». Sans un mot, je m’approchais, cette corde ne présageait rien de bon.

« Maintenant, tu vas attacher la corde à l’autre cheminée du bâtiment, qui se trouve légèrement sur ta droite. Puis tu vas tenir fermement la corde pour descendre en rappel le long de la façade jusqu’à atteindre le premier balcon. ». « Tu veux vraiment que je me casse le cou ? » dis-je. « Tu peux y arriver, tu n’es pas le premier à faire ça. Mais ne t’inquiète pas, la motivation arrive. Va voir la ruelle d’où tu viens. ». Je m’approchais du bord, un bras en costume noir dépassait déjà du vasistas. « Il est passé par là, les traces sont fraiches, on va l’avoir ».

Je courus jusqu’à la cheminée pour y attacher la corde. Je faisais un tour à ma taille pour m’assurer de ne pas tomber, puis je commençais mon approche du bord du toit. La première chose que je vis fût un vide de près de 10 mètres arrivant sur le goudron. Je m’assieds sur le bord, je respirais pour me calmer. « Tu peux le faire » répétais-je inlassablement. Je regardais de nouveau le vide, environ trois mètres avant le premier balcon. C’est alors que le bord du toit a décidé de ne plus soutenir mon poids. La chute fût si brutale que je n’eu pas le temps de crier.

Mes mains se crispèrent sur la corde, je restais suspendu dans le vide. Lorsque je rouvris mes yeux, je vis le balcon sous mes pieds. Je lâchais la corde, qu’il est bon de retrouver le sol. « Bien, maintenant, entre par la fenêtre. L’appartement est vide. Tu vas prendre le sceau sur la table, la verser sur le balcon. Je m’exécutais, le liquide qu’il contenait était très visqueux. A peine avais-je commencé à le verser que la voix continua : « Après ça, tu vas allumer la mèche sur la rambarde gauche du balcon, cela va cisailler la rambarde et bloquer tes poursuivants. Le briquet est sur la table ». J’allumais la mèche, une flamme fulgurante tourna sans bruit autour de la rambarde qui se disloquât. Le bruit du métal sur le goudron fût moins discret, mais il était désormais impossible de me suivre. ». « Ne pense pas que ça va les arrêter, tu dois continuer. Tu viens de gagner 30 précieuses secondes. ». Tu dois descendre par les escaliers au plus vite.

Je me précipitais dans la cage d’escalier, la porte d’entrée de l’appartement n’était fermé qu’au verrou. Je descendais les marches quatre à quatre. « Rentre dans l’appartement au 1er étage, ne descend pas jusqu’en bas, la porte est ouverte. Ne fait pas de bruit et referme là derrière toi. Tu dois aller dans la salle de bain sur ta gauche. Ensuite; tu ne bouges pas, et tu attends mon signal. ». J’entrais sans bruit dans l’appartement, le son de la télévision couvrait mon entrée. Je passais dans la salle de bain, refermais la porte. Les secondes passèrent, plus lentes les unes que les autres. J’entendis sonner, puis des bruits de pas dans l’appartement. Le bruit de la porte qui s’ouvre, puis la voix d’une grand-mère : « Bonjour messieurs, que puis-je pour vous ? ». Une voix masculine répondu : Bonjour madame, nous sommes de la C.I.A., voici nos cartes. Ce bâtiment est mis en quarantaine. Un cas d’une maladie tropicale très rare contractée par un des locataires nous oblige à fermer tous les accès. Comme vous êtes la gardienne de cet immeuble, je vous demanderais le passe afin de pouvoir verrouiller les accès, et éventuellement ouvrir les appartements vides afin de vérifier que personne ne s’y trouve. ». « Oh ! c’est le locataire du 4e c’est ça ? Attendez, je vais vous chercher le passe. J’avais bien vu qu’il n’était pas bien depuis son retour de vacances. ».

« Ne restes pas là, tu dois ouvrir la fenêtre et sauter maintenant ! ». Je me réveillais de ma torpeur, ouvrait la fenêtre sans un bruit, et sautais dans la rue. « Maintenant, cours droit devant toi, je t’indiquerais quand tourner. Tu vas enfin pouvoir rentrer chez toi. » J’arrivais au bout de la rue, en même temps qu’une voiture de police sirène hurlante. « C’est pas bon ! » entendis-je dans l’oreillette.

– Press Space to continue –

 

T1m – avant (suite)

On 12 décembre 2008, in Des pamplemousses et des matrices, by vermi

J’ai senti mon pda vibrer, c’était un message L : encore 4 secondes, dépêche toi.

Je n’avais plus le temps de réfléchir, j’ai couru. La seule idée qui m’est passée par la tête était qu’un autre hacker était forcément moins dangereux que la police. A peine avais-je tourné le coin de la rue que le vibreur caractéristique m’indiquait l’arrivée d’un appel. L’écran affichait « Aucun appelant », ce qui ressemblait plutôt à la trace d’un hacker. Je décrochais sans réfléchir, persuadé que c’était L. L’oreillette bluetooth me transmis un son très étrange, qui n’avait rien d’une voix humaine : des séries de bips aléatoires.

J’écoutais le son presque envoutant en réfléchissant : Peut-être était-ce une erreur de transmission, ou alors un problème de codec. En me concentrant, j’ai commencé à entendre des bruits derrière les bips, des fréquences étranges, un peu comme le brouillard de la télévision. C’est alors que j’ai compris ce qu’était ce bruit et ces bips. Il s’agissait d’un virus ! Celui qui m’appelait entrait chaque seconde un peu plus loin dans mon PDA. Je coupais aussi la connexion, mais il était trop tard. Des lignes de commande défilaient sur mon téléphone, une fraction de seconde suffit pour que j’enlève la batterie. Trop de données étaient dans ce téléphone, plus le temps passait, plus les données cryptées devenaient vulnérables. La batterie était le dernier rempart pour stopper la progression du virus.

Je rageais, comment j’avais pus faire confiance à ce L ? Il était un parfait inconnu, j’aurais dû m’en douter. Il en connaissais trop sûr moi. Mais je n’étais pas au bout de mes surprises. Une voix se fit soudain entendre dans mon oreillette : « Tu es lent, ton oreillette est déjà équipée de mon programme de cryptographie. Tu n’aurais pas dû couper ton téléphone, j’avais juste lancé une reconfiguration de l’os afin qu’il se connecte à un serveur plus sécurisé. ». J’écoutais sans mot dire, encore sous le choc. Pouvait-on réellement pirater une oreillette bluetooth ? Et si oui, qui était assez doué pour cela ? Je n’avais rien vu de tel dans tout le monde underground que je fréquentais. « Prend à droite ici, le chemin sera plus rapide ! Et arrête de te poser des questions, suis mot pour mot ce que je vais te dire, je suis en train de faire en sorte qu’un jour tu puisses avoir des réponses ».

Je tournais à droite, ces enfilades de petites rues ne m’étaient pas familières et sans mon pda je n’avais plus de gps pour retrouver mon chemin. Je décidais néanmoins de le garder éteint, mes données personnelles étaient trop sensible pour que je risque quoi que se soit. Les instructions se suivaient, je mémorisais le chemin parcouru, au cas où. « Maintenant, tu dois faire très attention et ne plus faire de bruit. Ne parle pas, ne regarde pas ailleurs que droit devant toi. Tu dois marcher normalement, surtout ne pas courir. Mais avant toute chose, prend le pistolet qui se trouve dans la poubelle devant toi ». Je m’approchais sans mot dire de la poubelle, elle était vide. Je chuchotais : « elle est vide ». « Regardes bien ». Je regardais à nouveau dans la poubelle, il était là. Je commençais à réaliser l’ampleur de mon stress, comment avais-je pus ne pas le voir ? Il était posé bien en évidence. Je devais me calmer. Je saisis l’arme, c’était la première fois que j’en avais un dans mes mains. Le contact du métal froid sur mes mains, le poids de l’arme, tous mes sens s’éveillaient. « Je refuse de tuer, je ne suis pas un tueur ! » dise-je à voix basse. « Ce n’est qu’une précaution, si tout va bien, tu n’auras pas à t’en servir, mais tu dois le garder. Le cran de sécurité est sur le côté, enlève le et remet le. Il est chargé de deux balles en caoutchouc, les autres sont des balles blindées. Tu as deux coups avant que cela devienne dangereux ». Je m’exécutais. Après une légère pause, la voix se fît entendre de nouveau. « Maintenant, range le à ta ceinture, puis entre dans le bâtiment sur ta gauche. Dès que tu as passé la porte, tourne dans la première pièce à droite ».

Je passais la porte entrouverte, la bâtisse était complètement en ruine. Des trous dans les planchers ne laissaient rien présager de bon. J’entendais des voix chanter un peu plus loin. Sans bruit, je pénétrais dans la pièce immédiatement à droite. Je suivais les instructions sans dire un mot. Je montais à l’étage supérieur, le couloir en marchant sur le côté gauche, puis la pièce de droite, la trappe dans le mur. J’arrivais au sous-sol par un tuyau. « Maintenant, ouvre la porte derrière toi ». J’arrivais vers la porte, un cadenas la fermait. « Je ne peux pas » murmurais-je, « un cadenas la bloque ». Je regardais rapidement, mais rien. « Je ne vois rien qui puisse m’aider, la clé n’est pas là ». « Il y a un coupe boulon derrière le coffre à ta droite, prend le ». Je me précipitais, pour voir un coupe boulon flambant neuf juste derrière un vieux coffre en bois en triste état. « C’est toi qui l’a mis là ? Mais comment es-tu entré ? ». « Plus tard les questions ! Franchi cette porte ! ». Le cadenas ne résista pas longtemps, je pénétrais dans la pièce suivante ».

« Tu vois le vasistas devant toi ? C’est par là que tu dois sortir. ». Une fenêtre ridiculement petite se dressait devant moi. Sans attendre, j’empilais tout ce qui était à ma disposition pour l’atteindre, mon agilité naturelle ne fût pas de trop pour me permettre de me faufiler par cette petite ouverture. Alors que mes yeux n’étaient pas encore habitués à la lumière, dans le flou lumineux, les yeux plissés, la première chose que je vis fût le canon de cette arme braquée sur moi. Je fais un pas en arrière, le mur me rappela que je ne pouvais pas reculer.

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T1m – avant

On 10 décembre 2008, in Des pamplemousses et des matrices, by vermi

M0n bl0g v01t 3nf1n l3 j0ur, al0rs plutôt qu3 d3 rac0nt3r d3s trucs qu3 v0us n3 p0urr13z pas c0mpr3ndr3 t0ut d3 su1t3, j3 va1s c0mm3nc3r par v0us rac0nt3r c0mm3nt j’3n su1s arr1vé là.

tim@localhost > cat lifelog-00.log | htmlouput

Aujourd’hui est un jour un peu spécial, étant assez troublé par ce qui m’est arrivé, je décide de le mettre par écrit; j’espère ainsi être sûr que tout ceci est bien réel et que je ne suis pas en train de rêver.

Cela faisait des mois que je voyais les journées défiler comme des copier/coller, je commençais à perdre la notion du temps. Chaque jour identique au précédent. Pas de congés, et des week-end passés à détruire des protections, cela devenait presque un automatisme. Je commençais à penser que je pouvais être remplacé par un programme, mais ce que j’ai vécu aujourd’hui m’a redonné cette étincelle d’adrénaline qui me manquait tant.

La journée avait déjà mal commencée, mon réveil a eu un bug, il a sonné 15 minutes en avance. J’avais geeké toute la nuit sur la dernière version de mon CMS console afin d’intégrer un backoffice potable, ces 15 minutes de sommeil n’auraient pas été de refus. Evidemment, n’étant pas très bien réveillé, je ne me suis pas aperçus que l’heure affichée n’était pas bonne, je me suis préparé comme d’habitude. Tous les serveurs allaient bien, le firewall avait bloqué un nombre d’attaque assez conséquent, mais rien n’était passé. Je suis ensuite allé au boulot.

Dans le métro que j’ai trouvé plus vide qu’à l’habitude (je n’avais toujours pas remarqué mes 15 minutes d’avance), j’ai eu à supporter un gamin qui a chialé jusqu’à ce que j’arrive à ma station. C’est là que j’ai reçus ce mail étrange d’un certain L disant : Salut Tim, j’ai une mauvaise nouvelle pour toi, ils te suivent, ne fait pas de conneries tant qu’ils sont là.

Je me suis retourné et ce que j’ai vu n’était pas de très bonne augure : Deux hommes en costume noir, lunettes noires, ils me suivaient. Je n’ai pas perdu mon sang froid, en continuant à marcher je me suis remémoré les conseils que j’avais lus face à une situation comme celle-ci. « S’ils font ça, c’est qu’ils n’ont pas de preuve, sinon tu serais déjà en prison. Surtout, ne pas leur donner le moindre indice. Tu n’as rien fait, tu n’as rien fait ! ». Je suis arrivé au travail, ils ne sont pas rentrés dans le bâtiment. Dans le doute, j’ai promis à la fille de l’accueil de lui mettre une interface graphique très design si elle ne leur disait rien à mon sujet. Depuis le temps qu’elle me la réclame, j’ai pensé que ça devrait fonctionner. Je ne comprends d’ailleurs toujours pas pourquoi tout le monde veut une interface graphique alors que la ligne de commande est si pratique. Enfin, je suis arrivé à mon bureau. Je suis administrateur réseau pour une compagnie d’assurance.

J’ai passé le reste de la matinée à crypter les dossiers de mes serveurs, on est jamais trop prudent. J’ai ensuite installé Enlightment à la fille de l’accueil, qui en a été ravie.

J’ai passé une grande partie de l’après-midi à faire des recherches sur ce L, mais les résultats ne furent pas très probants. J’ai trouvé quelques exploits qu’il a documenté, certes d’un très bon niveau, mais rien qui puisse expliquer comment il a accès à toutes ces informations sur moi. J’ai ensuite passé la dernière heure de travail à passer en revue soigneusement tous les endroits où j’aurais pu laisser des informations sur moi. Je n’ai rien trouvé, j’ai toujours été très méticuleux sur ce sujet.

Quand je suis ressorti le soir pour rentrer chez moi, le stress du matin qui commençait à redescendre est remonté d’un coup quand j’ai vu les deux hommes qui me suivaient dans une voiture garée à quelques mètres de la sortie de mon travail. J’ai alors allumé mon GPS et cherché un autre itinéraire pour rentrer chez moi de façon détournée. J’ai été interrompu par un nouveau message de L. Cette fois-ci, le message était bien pire que le précédent : Ne prend pas ce chemin, il n’est pas viable, prend celui-ci. En fichier joint, l’itinéraire que je devais suivre. La perspective du trajet donné par L n’étant guère réjouissante,  je décidais subitement de faire une heure supplémentaire au bureau. En effet, le chemin qu’il me proposait m’obligeait pas passer par un bâtiment désaffecté, le genre d’endroit où l’on rencontre des personnes louches et cela n’était pas vraiment à mon goût.

C’est là que les choses ont commencées à devenir vraiment cauchemardesques. J’étais à peine entré dans mon bureau que toutes les consoles écrivaient à l’unisson : Ne fais pas demi tour, fais moi confiance, tu dois y aller maintenant et suivre ce trajet. Je te couvre, n’hésites pas, et ils ne t’auront pas – L. Je saisissais le clavier et tapait frénétiquement : Qui es-tu ? Comment sais-tu tout ça sur moi ? Où te caches-tu ? La réponse fut immédiate : Tu auras toutes les réponses quand tu seras chez toi, en sécurité. Tous les terminaux se coupèrent au même moment. Je commençais à faire demi-tour, en descendant dans l’ascenseur, je me posais inlassablement la même question : Est-ce que je dois faire confiance à cet inconnu alors que je sais que la police ne peu rien contre moi ? Il en sait tellement sur moi, c’est étrange, peut-être est-ce un psychopathe ? Je venais tout juste de franchir le seuil de la porte, je jetais un regard en direction de la voiture banalisée, elle était vide, je ne voyais plus les hommes qui me courraient après. J’ai senti mon pda vibrer, c’était un message L : encore 4 secondes, dépêche toi.

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